La maladie de Lyme se transmet par la piqûre d’une tique infectée par une bactérie appelée Borrelia burgdorferi. Au Québec, il existe plusieurs espèces de tiques, mais une seule peut transmettre la maladie de Lyme. Elle s’appelle Ixodes scapularis, aussi appelée « tique à pattes noires » ou « tique du chevreuil ». Ces tiques sont surtout actives dès que la température atteint 4°C et jusqu’à l’automne, tant qu’il n’y a pas de gel.
Depuis une quinzaine d’années, il y a de plus en plus de cas de maladie de Lyme au Québec. En 2025, il y a eu 1015 cas dans toute la province, la plupart de ceux-ci ayant acquis l’infection en Estrie, en Montérégie et sur l’île de Montréal. Depuis 2022, le risque d’infection est aussi présent dans les Laurentides et 30 cas y sont survenus en 2025.
Actuellement, dans la plupart des municipalités des Laurentides, les tiques à pattes noires sont présentes et peuvent transmettre la maladie. Il faut savoir qu'avec le réchauffement du climat, les tiques continuent leur progression vers le nord et l'est de la province. Cela veut dire qu’il y a un risque dans toute la région.
La maladie de Lyme se transmet seulement par la piqûre d’une tique infectée. Si une tique reste sur la peau moins de 24h, le risque de tomber malade est très faible. Par contre, si elle reste plus longtemps, le risque augmente. Après une piqûre de tique, un médecin ou un pharmacien peut évaluer la situation. Dans certains cas, une personne peut se faire prescrire un antibiotique (la doxycycline) pour prévenir la maladie.
Critères d’admissibilité pour le traitement préventif :
- avoir été piqué dans une municipalité où la prophylaxie postexposition (PPE) est recommandée;
- avoir eu une tique attachée à la peau pendant 24 h ou plus;
- avoir retiré la tique depuis moins de 72 h;
- aucune contre-indication à la doxycycline.
Carte de la zone d'endémicité de la maladie de Lyme au Québec et des secteurs visés par la prophylaxie postexposition, 2026
une des municipalités à risque