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Incidence de l'infection gonococcique

Fiche complète

 Fiche Regard Santé - Incidence de l'infection gonococcique  (601 Ko) (octobre 2016)

Faits saillants

Un taux d'incidence d'infection gonococcique régional plus faible que le Québec, mais l'accroissement se poursuit

D'année en année, le taux d'incidence d'infection gonococcique pour la région des Laurentides est inférieur à celui du Québec. L'écart entre le taux de la région et celui du Québec demeurait constant jusqu'à la dernière période où l'écart semble vouloir s'accentuer. Toutefois, le taux de la région des Laurentides est comparable au taux du reste du Québec lorsqu'on exclut la région de Montréal, qui présente un taux presque quatre fois plus élevé que le reste de la province.

Après avoir connu une certaine stabilité entre 2009 et 2012, le taux d'incidence d'infection gonococcique poursuit sa croissance pour une troisième année consécutive dans la région. En 2015, on compte 176 cas déclarés dans la région. Les taux d'incidence ne sont pas présentés pour les territoires de RLS en raison de petits nombres de cas causant de l'imprécision et de la variabilité dans les taux.

Taux d'incidence de l'infection gonococcique de la région comparés au Québec : des constats différents chez les hommes et les femmes

Le taux d'incidence d'infection gonococcique est significativement inférieur dans la région des Laurentides comparativement au Québec chez les hommes en 2015 et les années précédentes. En revanche, les taux d'incidence de la région et du Québec sont semblables chez les femmes depuis 2009, l'année de l'instauration du test combiné chlamydia et gonorrhée dans plusieurs territoires de la région.

Au Québec, environ 70 % des cas déclarés d'infection gonococcique sont des hommes en 2014, alors que dans la région des Laurentides, ils représentent 59 % des cas déclarés. L'écart entre le nombre de cas déclarés chez les hommes et chez les femmes était beaucoup plus restreint entre 2009 et 2015 dans la région des Laurentides, mais depuis 2014, l'écart s'accentue à nouveau avec la hausse importante du taux chez les hommes.

En 2015, on dénombre 103 cas déclarés chez les hommes dans la région des Laurentides, alors qu'il y en avait 64 en 2013. Chez les femmes le constat est différents, puisqu'en 2015 on dénombre 64 cas, comparativement à 65 l'année précédente et 55 en 2013. Ces progressions pourraient s'expliquer par le dépistage de sites extragénitaux (gorge et anus) qui est plus fréquent depuis 2013 particulièrement chez les hommes.

Le taux d'incidence de l'infection gonococcique est plus élevé chez les 15-24 ans que chez les groupes plus âgés

Le taux d'incidence de l'infection gonococcique est plus élevé chez les 15 à 24 ans et diminue avec l'âge. En 2015, 50 % des cas déclarés d'infections gonococciques sont âgés entre 15 et 24 ans dans la région des Laurentides, alors que ce groupe d'âge représente 35 % des cas au Québec.

Les taux d'incidence de l'infection gonococcique de la région des Laurentides sont inférieurs à ceux du Québec pour les 25 à 39 ans et les 40 à 59 ans depuis plusieurs années. Le taux des 15 à 24 ans de la région est maintenant comparable à celui du Québec depuis 2014, alors qu'il était significativement inférieur les années précédentes.

Le taux d'incidence d'infection gonococcique des 15 à 24 ans a connu une hausse importante deux années consécutives dans la région avant de connaître une hausse modérée en 2015. Pendant cette période, les groupes d'âge 25 à 39 ans et 40 à 59 ans ont connu une hausse modeste de leur taux d'incidence.

Dernière mise à jour le : 04 octobre 2016


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